Petit commentaire du récit de l’attention vigilante
Les écoulements mentaux sont progressivement reconnus en pratiquant l’attention vigilante, encore et encore. Avec ardeur et sagacité.
Avec sagacité, c’est à dire sans imaginer un soi autonome.
Le pratiquant va dans un lieu tranquille, au pied d’un arbre ou une pièce, il stabilise son attention sur un des éléments des 4 catégories de vigilances :
- Contempler le corps physique :
- Inspiration, expiration
- son propre corps
- le corps d’autrui
- Contempler le ressenti :
- Le ressenti est agréable
- le ressenti est désagréable
- le ressenti est ni agréable, ni désagréable
- Contempler l’état d’être :
- il est teinté d’attachement ou dénué d’attachement
- il est teinté d’aversion ou dénué d’aversion
- la confusion est présente ou non
- l’engourdissement est présent ou non
- l’état d’être est dispersé ou non
- l’état d’être est agrandi ou non
- l’état d’être est plafonné ou non
- l’état d’être est intensément concentré ou non
- l’état d’être est délivré ou non
- Contempler les facteurs mentaux présents :
- un élan sensoriel est présent ou non
- la torpeur est présente ou non
- l’inquiétude (toute forme d’agitation) est présente ou non
- l’hésitation est présente ou non
Le pratiquant contemple son propre état et celui d’autrui. Des fois l’un, des fois l’autre en alternance.
Il est bénéfique de contempler les agents d’apparition et de disparition de chaque élément contempler.
Pour encore plus de bénéfices, les portes des 6 sens peuvent être source de contemplation pour chacun des éléments des 4 catégories de vigilances.
Éventuellement, le ravissement est naturellement présent, soit la joie de l’union du corps et de l’esprit. L’identification des souffrances et des joies chez soi et chez autrui en est la source.
Que tout soit auspicieux !